Geraniaceae

La famille des Geraniaceae (Géraniacées) est constituée de plantes dicotylédones ; elle comprend environ 800 espèces réparties en 3 à 7 genres.

Ce sont des plantes herbacées, des arbrisseaux ou des arbustes, principalement des régions tempérées à subtropicales. C'est une famille subcosmopolite.

Pour Albers et Van der Walt[1] (2010), la famille des Geraniaceae rassemble environ 835 espèces, réparties en cinq genres : Geranium, Pelargonium, Erodium, Hypseocharis et Monsonia.

Les espèces du genre Geranium[n 1] ont des fleurs à symétrie radiale (actinomorphe, à 5 pétales identiques, libres) et 10 étamines fertiles, les Pelargonium ont des fleurs à symétrie bilatérale (zygomorphe), formées de 5 pétales inégaux (2 pétales supérieurs et 3 pétales inférieurs) et de 5 sépales dont un transformé en éperon nectarifère. Les Geranium, Pelargonium et Erodium ont 10 (5+5) étamines dont seulement 5 de fertiles chez les Erodium, 2-7 chez les Pelargonium et toutes les 10 fertiles chez les Geranium.Le genre Geranium comporte plus de 440 espèces[2], distribuées pour l'essentiel dans les régions tempérées de l'hémisphère nord, alors que la grande majorité des Pelargonium sont situés en Afrique et en particulier en Afrique du Sud.

L'usage traditionnel principal des Geranium est en herboristerie alors que des Pelargonium est extrait une huile essentielle utilisée en parfumerie, cosmétique et aromathérapie[3]. Quelques Geranium vivaces (comme Geranium sanguineum) sont parfois cultivés en pleine terre dans les jardins des régions tempérées mais sont beaucoup moins répandus que les "géraniums des fleuristes" qui dérivent des Pelargonium, et qui sont non rustiques en régions tempérées. Ces cultivars de Pelargonium, très largement utilisés en horticulture, sont connus sous le nom de « géraniums » pour des raisons historiques, car ils ont pris ce nom dès le XVIIe siècle, soit plusieurs siècles avant que les botanistes ne s'accordent unanimement à les classer parmi les Pelargonium[n 2].

La classification phylogénétique APG II (2003) ajoute, optionnellement, à cette famille, le genre Hypseocharis. Sinon, celui-ci est placé dans la famille particulière des Hypseocharitaceae.

En classification phylogénétique APG III (2009), qui n'a jamais recours à des options, le genre Hypseocharis est inclus dans cette famille.