Bouilleur de cru

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Dessin en noir et blanc d'un appareil composé de deux cylindres verticaux reliés par leur dessus au moyen d'un tube cintré. Le premier cylindre comporte, en sa partie inférieure, un foyer où était enfourné le bois et, en sa partie supérieure, de l'étuve hermétiquement fermée où étaient placés les produits à distiller. Les vapeurs produites passaient par le tube cintré dans le second cylindre, rempli d'eau à l'exception d'un tube en hélice (le serpentin) où descendaient, se refroidissaient et condensaient les vapeurs issues de l'étuve. Le produit obtenu était recueilli par un tube relié au serpentin et sortant au bas du second cylindre.
Un alambic artisanal de la fin du XIXe siècle.

Un bouilleur ambulant est une personne habilitée à produire ses propres eaux-de-vie. Ce n'est pas une profession mais un statut qui découle du statut de propriétaire récoltant (ne pas confondre avec distillateur qui est une profession). Certains bouilleurs ambulants bénéficient de manière résiduelle d'une allocation en franchise leur donnant droit à une exonération de taxes sur les 1 000 premiers degrés d'alcools pur qu'ils produisent. C'est ce que l'on nomme « privilège », et par abus de langage « droit de bouillir ».En France, depuis 1959, ce privilège n'est plus transmissible par héritage, et s'éteindra donc au décès des derniers détenteurs. Depuis 2008, les bouilleurs de cru ne bénéficiant pas du privilège sont taxés à 50 % sur les dix premiers litres d'alcool pur et ensuite à 100 %.